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J'enverrai Ma bénédiction

enverrai bene

"J'enverrai Ma bénédiction"

"Vetsiviti Birkhati"

Récits fascinants sur les miracles de la Chemita de nos jours

Éditeur: Jérusalem Publications
Auteur: Rav  David Kleiner
Langue: Français
Type de reliure: relié
Nombre de pages: 164

 



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16,11 €

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Introduction

L'histoire de ce livre remonte à quelque sept ans. A cette époque, écrivais des articles pour le mensuel « Et Lah 'chov » édité par la Ye- chiva de Netivot Olam qui propose des cours aux personnes encore éloi- du monde de la Torah.

Nous étions alors en pleine année de Chemita 5761 - 2001 et mon :bjet était de présenter cette mitsva à mes lecteurs non pratiquants. A cet effet, je contactai différents agriculteurs respectueux des lois de la sep­tième année afin d'entendre et de recueillir leurs fascinants témoignages. Les anecdotes rapportées dans cet ouvrage ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan de récits que j'ai entendus de la bouche des agriculteurs.

Je découvris des personnes exceptionnelles dont la foi était remar­quable. Les épreuves que rencontre d'ordinaire l'agriculteur dans son travail sont considérables. L'attente désespérée de la pluie, la crainte de la sécheresse, l'espoir de voir les récoltes se développer correctement et de trouver des acheteurs...

Mais pendant la Chemita, l'épreuve est encore plus terrible. Les agri­culteurs ont pendant de nombreuses années tissé des liens commerciaux avec d'importants négociants. Or voici qu'ils doivent brusquement in­terrompre les accords auxquels ils sont si difficilement parvenus. Après la Chevi'it, il faut repartir à zéro, les clients ayant déjà négocié des en­gagements avec d'autres fournisseurs et créer de nouveaux réseaux de distribution.

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Pour illustrer ce point, imaginons un commerçant de la ville, qui est parvenu après de longues années à se faire une clientèle fidèle et dont les revenus semblent enfin stables et sûrs. Et voilà qu'on lui suggère : « Monsieur, veuillez fermer boutique pendant un an, s'il vous plaît. Ayez

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confiance en D-ieu, Il vous fournira un autre moyen de subsistance !

- Mais de quoi vais-je vivre ? demande le commerçant incrédule. Et qu'adviendra-t-il de mes clients ? Ils ne vont certainement pas m'atten- dre et ne reviendront plus chez moi ! » Assurément, ces interrogations sont légitimes.

Ce test de foi, presque aucun homme n'est capable de le passer et cette épreuve unique est l'apanage des agriculteurs.

Le Midrach Rabba rapporte (Lévitique 1, 1) : « Il est écrit : 'Les puis­sants exécutent Ses ordres' (Psaumes 103). De qui parle-t-on dans ce verset, qui sont ces puissants ? Rabbi Its'hak dit : 'Ce sont ceux qui res­pectent la Chemita. Généralement, un homme accomplit une mitsva pour un jour, une semaine, voire même un mois. Mais a-t-on jamais vu un être humain faire une mitsva une année durant ? Et voilà que, pendant une année entière, l'agriculteur regarde son champ bien-aimé se couvrir de ronces et de mauvaises herbes. Il voit sa chère vigne se transformer en terre inculte alors que lui-même paye encore l'impôt. Et malgré tout, pendant un an, il se tait ! Trouverais-tu un homme plus puissant que ce­lui-là ?' »

Quand je pris conscience de l'ampleur de l'épreuve que traversent les hommes de la terre, je me dis que les citadins n'avaient jamais l'occasion d'être confrontés à de telles difficultés. Un Juif peut s'honorer de la force de sa foi en D-ieu et penser que sa confiance dans le Créateur est totale. Mais à cet homme-là, on ne demande pas de renoncer à son salaire pen­dant une année entière. A cet homme, on ne dit pas : « Ne t'en fais pas, Hachem pourvoira ! » Il n'est pas certain que nous ayons tous un niveau de confiance en D-ieu tel qu'il puisse nous permettre de passer ce test...

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Qui plus est, la promesse de la Torah, selon laquelle la récolte de la sixième année du cycle agricole sera si abondante qu'elle correspondra

à une récolte de trois années, a été faite au peuple juif dans son ensem­ble. Il s'agit d'une promesse collective qui garantit la subsistance de la nation pendant l'année de Chemita. Mais l'agriculteur isolé, l'individu n'a certainement pas l'assurance de cette bénédiction. Il se peut qu'avant la Chevi'it, un agriculteur quelconque ne voie pas la berakha dans le produit de son champ.

Malgré les témoignages incroyables rapportés dans cet ouvrage, à l'approche de la Chemita, nombreux sont les exploitants qui ignorent comment ils gagneraient leur pain s'ils cessaient toute activité. C'est la raison pour laquelle le Keren haChevi 'it a été fondé. Ce fonds d'entraide assiste de nombreux agriculteurs respectant la Chemita et leur octroie notamment une allocation mensuelle. Néanmoins, ceux qui, en sixième année, voient la berakha dans leurs récoltes et qui parviennent à couvrir les « pertes induites » par la Chemita grâce à cette abondance exception­nelle refusent catégoriquement de recevoir un seul centime du Keren haChevi 'it.







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